Étiquette : réponse aux médias

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR ERIC ROUSSEL, HISTORIEN

Monsieur et cher collègue,
Je lis dans le Figaro du 18 juin, sous votre signature dans l’article intitulé: L’ELAN DU 18 JUIN, le passage suivant:
« …grâce a l’initiative du Général, la France se retrouva aux côté des vainqueurs face au Reich annihilé« .
L’initiative en question est le célèbre Appel du 18 juin bien connu
En écrivant ceci je crains que vous n’affirmiez une chose qui n’est pas vraiment exacte.

Si la France s’est retrouvée à la table des vainqueurs c’est grâce à l’Armée d’Afrique. Les campagnes de Tunisie et d’Italie ainsi que le débarquement en Provence furent pour ses soldats des moments de Gloire.
Ces opérations s’accompagnèrent de lourdes pertes qui frappèrent les Pieds-Noirs surmobilisés comme vous le savez, et les Musulmans qui combattaient sous le drapeau tricolore. C’est leur sacrifice qui permit à la France de garder son rang de puissance. Weygand, Juin, De Lattre de Tassigny sont les soldats à qui nous le devons.
L’Appel du 18 juin a eu ses mérites mais sa portée n’est pas comparable. Il est par contre irremplaçable dans la création et l’entretien de la légende gaulliste comme l’avait compris Alain Peyrefitte que vous citez d’ailleurs.
Veuillez agréer cher collègue l’expression de ma réelle estime et mes déférentes salutations,
JEAN MONNERET
Samedi 19 juin 2010

Lecture du jour dans le Figaro; article hebdomadaire d’Ivan Rioufol

« Le chercheur Vincent Geisser, spécialiste de l’Islam explique l’actuel interêt que portent les Américains aux banlieues ». Le Monde,6/7 juin.
« ILS MISENT SUR UN CHANGEMENT SOCIO-DEMOGRAPHIQUE EN FRANCE. ILS FONT LE CALCUL QUE LES ELITES FRANCAISES AUJOURD’HUI AGEES ET BLANCHES VONT FORCEMENT EVOLUER ET IDENTIFIENT CEUX QUI, AUJOURDHUI EN PERIPHERIE DU SYSTEME, POURRONT ETRE DEMAIN DES LEADERS. »
Pour ceux qui savent décrypter les messages politiques, il y a beaucoup à apprendre.
1_D’abord qu’il y a de la part des Américains une vieille stratégie consistant à faire du protectorat européen (car nous sommes un protectorat ) un champ d’expérimentation pour un Islam européanisé. Voir la guerre dans les Balkans il y a qqes années.

2_Que depuis Giscard jusques à Sarko, en passant par Mitterand (« les immigrés sont chez eux chez nous« ) c’est la même politique immigrationniste qui s’est poursuivie, en dépit de tous les votes et referendums des populations locales essayant tant bien que mal et plutôt mal que bien, de protester.

3_Que cette politique consistant, entre autres, à faire venir entre 200.000 et 300.000 étrangers supplémentaires en France tous les ans continuera , contre vents et marées, car elle est voulue à Bruxelles et à Washington. Que disparaissent nos peuples et nos cultures, les hiérarques bruxellois et washingtoniens s’en tamponnent le coquillard. Non, ils le souhaitent ardemment car c’est ça le mondialisme. VOIR MON ARTICLE METISSAGE OU IDENTITE DANS LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE.

4_Que la « démocratie » occidentale n’existe plus, remplacée qu’elle est par un projet mondialiste totalitaire.

5_Que survivre à ce nouveau plan de domination menaçant notre liberté appelle une Résistance. Ne vous découragez pas, pensez à la petite fée Espérance.
JEAN MONNERET
Vendredi 21 juin 2010

INFORMATIONS DE 13 HEURES SUR ANTENNE 2 LE 20 MAI 2010

On parle du film de Bouchareb « hors la loi » .
La journaliste signale qu’une polémique marque la sortie de ce film dont sont aussitôt projetés quelques très courts extraits. Elle ajoute: nous aurons l’avis d’un historien.
Arrive l’historien. Colossale surprise: il s’agit de B. Stora, celui que l’ on devrait surnommer big-brother. Puisqu’il y a polémique, on devrait lui opposer quelqu’un d’un avis différent. Pas à antenne 2 dont les journalistes ont du être formés dans la république du Belarus. Le vis a vis de Stora n’est autre que M. Harbi qui pense comme lui. C’est mieux ainsi . Pendant trois minutes le téléspectateur a droit a la version FLN des évènements de Sétif.

On lui explique ainsi que les français ont tiré les premiers sur le porteur d’un drapeau nationaliste, que les manifestants ont alors massacré des européens, que l’ armée française est intervenue qu’il y a eu des massacres de musulmans, que d’autres massacres ont eu lieu ensuite perpétrés par des « colons », etc.etc…. Bref la bonne grosse, bien stupide version de la propagande FLN.
Si certains pouvaient penser qu’il y a une façon peu objective de traiter l’information, alors il ne faudrait surtout pas en tenir compte. Seuls des esprits même réactionnaires, osons le mot, pourraient penser cela.
Leur donner la parole? Vous n’y pensez pas!
Ce serait faire leur jeu.
J’allais oublier: il y eu entre 15.000 et 30.000 morts!

Jeudi 2B mai 2010

LES ARISTOCRATIES SECRETES

Cet article doit beaucoup, l’essentiel en fait, à D. Venner, à son éditorial du numéro 45 de la NRH. Il y citait une phrase de J-P.Sartre à propos d’Ernst Jünger:
« Je le hais, non comme allemand, mais comme aristocrate. »
Or, Junger n’était pas né dans une famille noble cependant………..
A ce point je préfère laisser la parole à Venner:

« Il l’était de naissance par une mystérieuse alchimie intime. A la façon de la petite fille et de la concierge de L’élégance du hérisson. A la façon encore de Martin Eden, personnage éponyme du roman de Jack London. Né dans les bas-fonds et la pauvreté, Martin Eden avait une nature noble. Un hasard le mit, tout jeune, en présence d’un milieu raffiné et cultivé. Il s’éprit même d’une jeune fille appartenant à ce monde. La découverte de la littérature éveilla en lui une vocation d’écrivain et une formidable volonté de se surpasser, de sortir du néant d’où il venait.. Ce qu’il fit à la suite d’épreuves démesurées. Devenu écrivain célèbre, il découvrit simultanément la vanité du succès et la médiocrité de la jeune bourgeoise qu’il avait crû aimer. Dès lors, il se tua. Cette fin n’a pas d’importance pour mon propos. Des Martin Eden qui survivent à leurs désillusions, il en existe et il y en aura toujours. Ce sont des âmes nobles, énergiques et « aristocratiques ». Mais pour que de telles natures « se déclarent »comme on dit des bons chiens de chasse,et ensuite se hissent vers le haut,le stimulant de modèles est irremplaçable.Les exemples vivants d’héroïsme et d’authentique noblesse forment à travers les âges une sorte de chevalerie secrète, un Ordre implicite dont Hector le Troyen fut le précurseur. Ernst Jünger en fut une incarnation en notre temps. Sartre ne s’y était pas trompé. »
Venner est revenu sur ce thème dans le numéro suivant de la NRH, en ces termes:
« Je voulais suggérer qu’il existe dès maintenant, à titre individuel, une élite invisible, étrangère aux distinctions de classes. Ce sont des hommes et des femmes qui, par souci d’excellence personnelle, s’imposent silencieusement des devoirs supérieurs. On les rencontre dans bien des milieux. Nul lien ne les associe et nul signe apparent ne les distingue aux yeux du commun. »
2 mars 2010

A propos du film de Jacques Audiard : Un prophète

Enfin un film intéressant qui traite d’autre chose que des problèmes sexuels ou sentimentaux des bobos de tel ou tel arrondissement parisien ! Car l’histoire d’Un Prophète nous plonge dans les problèmes les plus crus et les plus vifs de la société française actuelle. Ceux que beaucoup de gens refusent de voir.
Le cinéaste a choisi de placer son récit dans un monde spécifique qui est le double inversé de la société réelle : l’univers carcéral.

Là, pas de fariboles idéologiques sur l’égalité, la fraternité, le racisme, la discrimination etc… Dans les prisons françaises aujourd’hui ne règnent que les clans ethniques et les regroupements identitaires. Question de survie.
Le héros de l’histoire est un délinquant de banlieue, d’origine maghrébine, mais éduqué en foyer donc, peu marqué par la religion et les codes coraniques. Il s’appelle assez curieusement Malik El Djebbana (ce qui pourrait se traduire par Le Roi du Cimetière ; tout un programme. C’est d’ailleurs conforme au nombre de cadavres accumulés en deux heures et demie de spectacle). Ce personnage central est incarné par Tahar Rahim.
D’abord intégré au clan de mafieux corses qui dominent la Centrale et opposé aux détenus islamistes dont il partage pourtant l’origine ethnique, il finira à la suite de péripéties diverses par s’émanciper du protectorat corse pour rejoindre les barbus intégristes et devenir à son tour un parrain ou plutôt un caïd.
Ce film dont les qualités sont certaines malgré quelques faiblesses occasionnelles nous saute aux yeux et à la gorge. Voir ce que la France est devenue à travers le prisme de ses prisons est impressionnant et pour tout dire dur à encaisser. Plus dur encore que la violence omniprésente tout au long du récit.
Le réalisateur a-t-il voulu par cette parabole nous tirer par la manche et nous alerter en nous disant : « voilà où nous en sommes » ? Peut-être.
Le triomphe final des islamistes dans cette prison, la marche de Malik vers le caïdat préfigureraient-ils alors ce qui nous guette à l’échelle de toute la société ? Ou bien Audiard a-t-il simplement voulu réaliser un film noir, quasi documentaire sur un milieu particulier ?
Reste à savoir comment réagiront nos banlieues. Les jeunes qui y vivent et forment un lumpenprolétariat placé en permanence à la lisière de l’illégalité et du crime vont-ils se reconnaître dans le personnage incarné par Tahar Rahim ? Ce serait là une évolution sans doute non souhaitée mais aux effets pervers difficilement mesurables. Affaire à suivre.

Le 6.9.2009
N.B. Ce film comporte une scène de sexe assez brève. En revanche, il est émaillé de multiples séquences très violentes.

Réponse à une critique inopportune et injuste

Dans le numéro d’octobre de Veritas, j’ai été pris à partie à propos de mon dernier ouvrage Une ténébreuse affaire: la fusillade du 26 mars 1962 à Alger.
Il y aurait beaucoup à dire sur le goût de certains de nos compatriotes pour les querelles fratricides. Elles sont particulièrement malvenues à l’heure où nos adversaires se livrent à des offensives médiatiques massives contre nous et s’apprêtent à en organiser de plus fortes encore

Je redis donc qu’il ne faut pas compter sur moi pour alimenter ces polémiques inopportunes, pour ne pas dire plus.
J’invite l’auteur de la « lettre ouverte » publiée dans Veritas à commencer par le commencement, c’est à dire par lire mon livre. Il ne craint pas en effet de tranquillement affirmer qu’il base son opinion négative uniquement sur des commentaires qu’on lui a fait de mon ouvrage!!!!
En ce qui concerne le reproche injustifié qui m’est adressé par cette lettre de charger l’OAS d’une responsabilité dans la tuerie, je me contenterai de citer ici ce que j’ai écrit dans un autre livre La tragédie dissimulée, page 19, note 4 :
« Nous avons montré…. qu’il y avait de multiples raisons de mettre en doute l’affirmation selon laquelle cette fusillade de la rue d’Isly était une riposte à des tirs de l’OAS. Aucun esprit non prévenu ne peut accepter cette thèse sans contestation. La fusillade resulte de toute façon d’une machination sur laquelle de nombreuses révélations ont déjà été faites. L’unité de tirailleurs qui a ouvert le feu, n’était là que par l’effet d’une manipulation opérée à un haut niveau. »

26 octobre 2009.

Quand l’Histoire sert de paillasson

M. Jean-Marie Bockel a donné une interview à un journal algérien Al-Akhbar (L’information !!) qui fut reprise par Al Watan (La Nation). Nous y apprenons que, décidément, nos gouvernants sont des gens curieux.
Celui qui a dit que le pire n’est pas toujours probable s’est lourdement trompé car avec les politiciens, il faut toujours s’attendre au pire du pire. Quand on saura que ladite interview de l’intéressé est datée du 13 mai 2009, je pense que je serai compris.
Que déclare donc ce membre du gouvernement à propos de la guerre d’Algérie ? Attention ! Accrochez-vous aux branches ! Citation : « [Reconnaître la guerre d’Algérie] c’est reconnaître que ce conflit a opposé deux nations également (sic) constituées qui étaient déjà (sic) l’Algérie et la France. »
Alors là ! Rideau ! Basta ! N’en jetez plus !
Pauvre Clio couverte de crachats, insultée, ridiculisée. Pauvre France, ramenée par un de ses représentants au niveau de l’Algérie FLN. Car, vous avez bien lu : L’Algérie et la France étaient déjà (sic) deux nations. Et pas seulement deux nations. Elles étaient deux nations également constituées.
Autrement dit : La France qui est une des plus anciennes nations d’Europe et une des plus prestigieuses affronta, à partir de 1954, une autre nation constituée à son égal.

Chacun sait, même le plus humble de nos étudiants d’Histoire, qu’il n’y avait pas de nation algérienne en 1830, que le nom même d’Algérie fut créé par les Français que l’émir Abd-el-Qader qui dirigea la résistance à l’armée française le faisait au nom de djihad et non pas au nom d’une patrie algérienne qui n’existait pas. Pas plus qu’elle n’existait en 1954, où le mouvement nationaliste à peine sorti de la crise berbériste végétait dans les divisions et les conflits de personnes.
Pour Bockel, tout cela n’est que roupie de sansonnet, que dis-je, de la raclure de godillot : L’Histoire, il s’en essuie les pieds.
Il affirme que la France et l’Algérie étaient en 1954, deux nations également constituées.
« Puissances célestes, guérissez-le ! » disait Ophélie d’Hamlet. Oh oui !
Car ce n’est pas tout. Bockel ajoute, je le cite : « Reconnaitre la période 1954-1962 comme la guerre d’Algérie, c’est d’abord reconnaître la valeur militaire (sic) des combattants de l’Indépendance, leur bravoure, leur sacrifice en même temps (sic) que ceux des soldats français tombés sur ce sol qu’ils découvraient pour la première fois… »
Pauvre, pauvre France dans quelles mains es-tu tombée ?
Quelles voix prétendent désormais parler en ton nom !

Réponse à Georges Dillinger

J’ai toujours respecté Georges Dillinger. Je suis déçu de constater qu’il s’est livré à des attaques injustes contre moi dans Présent.
Je ne polémiquerai pas avec lui.
Depuis 47ans notre communauté a beaucoup souffert de sa propension aux querelles fratricides. Il ne faut pas compter sur moi pour les alimenter. J’invite Dillinger a diriger le fer de lance contre nos adversaires : les gaullistes, les socialo-communistes et les « historiens » à la Stora.

J’invite aussi les lecteurs de Présent à lire mon livre : Une tenebreuse affaire : lafusillade du 26 mars 1962 à Alger. Ils verront que je ne dis nulle part qu’il faut se fier aux archives et aux déclarations des gendarmes. Je montre au contraire l’inanité du rapport de gendarmerie grâce à un document photographique irréfutable. Je livre le témoignage inédit du chef de corps du 4éme RT ainsi qu’une pièce du fonds Dessaigne qui précise et détaille la machination du 26 mars. Je ne vois pas pourquoi il aurait fallu tenir ces informations capitales sous le boisseau. C’est ça l’exigence de vérité.

La grande peur des « bien »-pensants

La crise alimente chez les dirigeants des différents pays européens la crainte de troubles graves. C’est ce que nous apprend le Figaro du 23 janvier 2009, par la plume de son correspondant Thierry Portes. Je cite : « La peur d’une insurrection populaire nourrie par la crise commence à s’insinuer dans l’esprit des dirigeants européens. »
De ce point de vue, les troubles apparus en Grèce donnent un signal inquiétant et même très menaçant. La France, en cas d’agitation sociale, serait singulièrement touchée. Sa tradition des conflits sociaux à répétitions et le poids démesuré des appareils syndicaux la rendent particulièrement fragile sous ce rapport. S’y ajoutent le poids des partis et groupement à prétentions révolutionnaires, la longue et persistante révérence de son intelligentsia jobarde envers le marxisme et bien d’autres particularités encore. Tout cela fait finalement de notre pays le maillon faible de l’Europe en matière de résistance à l’agitation politico-sociale.

Par les temps qui courent, il n’est que plus irrationnel de jeter du sel sur les plaies et de l’huile sur le feu afin d’entretenir, à grand renfort de propagande médiatique, un esprit de contestation et de revanche dans des secteurs fragiles et instables de la population.
En effet, en moins d’un quart de siècle, la France a laissé se créer sur son sol, dans de nombreuses villes grandes et moyennes, des cités-ghettos qui peuvent devenir des foyers d’insurrections et de troubles graves. Nombre de ces lieux sont désormais des bombes à retardement à la périphérie des agglomérations. On y déverse, constamment et follement, par médias interposés, une vaste propagande selon laquelle ces zones et leurs habitants sont victimes d’une discrimination persistante. De quoi y rendre la situation encore plus explosive.
Il est tout à fait irrationnel et plus irresponsable encore de laisser entendre que bien des attitudes discriminatoires alléguées prennent leur source dans le passé colonial de la France.
Il est éminemment dangereux que la télévision et le cinéma montrent sans trêve aux habitants des cités une histoire falsifiée et tronquée de cette période. Que l’école, par l’intermédiaire de manuels bien peu objectifs, se fasse le relais de ces visions faussées est tout aussi dramatique.
Si nos dirigeants craignent des troubles, ils seraient bien avisés de mettre une sourdine à l’anti-colonialisme de principe qu’ils ne manifestent que trop officiellement.
Les conséquences de cet état d’esprit auquel se joignent de multiples appels à la repentance, peuvent être gravissimes et cela à court terme.
Qu’à cet égard, journalistes, cinéastes, éditeurs, tous ceux qui détiennent le pouvoir de diffusion de la parole et de l’image soient mis en garde. La portée délétère d’une certaine vision bancale et mensongère de l’Histoire de France, ne doit pas être sous-estimée. Elle est un ingrédient particulièrement dangereux de la situation actuelle, qu’un rien peut rendre détonnant, à tous les sens du terme.
Caveant consules ne quid detrimenti res publica capiat.*
La colonisation a pu avoir, parfois, des aspects sombres ou excessifs. Globalement, elle a toutefois permis aux populations de l’ancien Empire français de réaliser d’immenses progrès sociaux, culturels et politiques grâce au contact avec l’une des plus grandes civilisations du monde. Les ressortissants des anciennes colonies françaises doivent beaucoup à leur métropole. Les progrès en matière médicale en particulier furent immenses. Pas seulement en ce domaine. Nous y reviendrons.
Le 5 février 2009

Jean Monneret

Note
*Que les consuls prennent soin que l’Etat ne souffre nul dommage.

Lettre au Figaro le 18 janvier 2009

Monsieur Jean MONNERET
Historien
à
Monsieur Michel Schifres
Comité éditorial du journal Le Figaro

Je m’inquiète depuis un moment de voir la qualité du français baisser au Figaro. Faut-il craindre de voir le franglais désormais déchaîné sur les radios et les télévisions y triompher ?
Quelques exemples, si vous le permettez :

Dans le Figaro du 24-12-08, sous la plume du docteur Pérez, dans un article intitulé Existe-t’il des recettes pour être heureux, p.11, le mot addiction est utilisé à la place du mot français dépendance. Il s’agit là d’un anglicisme caractérisé.
Dans le Figaro du 6 janvier 09, madame Marie-France Calle, publie un article intitulé Dehli pointe la piste pakistanaise, p.8.
De toute évidence, le verbe pointer est utilisé au sens anglais de montrerou désigner.
Dans le Figaro du 12-01-09, sous la signature de Laure Maindeville, on peut lire ceci : « Le président élu est en train de mettre en place une équipe dédiée qui doit être opérationnelle dès le 20 janvier ».
Dédiée est ici utilisé par confusion avec l’anglais dedicated qui signifiedévoué, engagé, très actif. Je n’ai pas besoin de préciser qu’en français, dédié signifie consacré, attribué solennellement.
Dans le Figaro du 15-01-09, le docteur Pérez nous parle de la check-list qui réduit d’1/3 les décès au bloc opératoire. Or dans l’article elle explique, elle même, que la check-list est une liste de contrôle. Pourquoi ne pas utiliser ce terme uniquement ?
Dans le Figaro du 16-01-09, monsieur Adrien Jaulmes, nous apprend que« chaque immeuble peut servir de poste à un sniper« . Pourquoi utiliser ce mot anglais alors que nous avons en français le mot franc-tireur que l’on utilisa beaucoup pendant l’occupation et qu’un journal parisien reprit même en titre ?
Tels sont Monsieur le vice-président, quelques-uns des problèmes illustrant mon propos.
Dans l’espoir que vous ferez le nécessaire pour qu’il soit remédié à tout cela, je vous prie d’agréer l’assurance de ma sincère considération.
Le 18 janvier 2009